09/02/2017

Transparence et sécurité : le campus du premier cycle kOsh

Transparence et sécurité : le campus du premier cycle kOsh

Katholiek Onderwijs Stad Herentals, en abrégé kOsh, comptait 5 écoles secondaires différentes. Ensemble, elles couvraient tout le spectre de l’aso, du tso, du bso et du kso. Les jeunes d’Herentals avaient donc l’embarras du choix. Mais ils devaient faire un choix. Dès la première année du secondaire, choisir une école spécifique avec une orientation et une spécialisation bien définies. Choisir de fréquenter ou non la même école que leurs amis. C’est pourquoi le conseil d’administration a décidé de changer d’approche. De regrouper les forces des 5 campus en un seul campus commun de premier cycle. Et pour cela, un nouveau bâtiment réalisé avec Scholen van Morgen était la solution idéale.

La transparence avant tout

Le campus Ieperstraat est situé au centre-ville de Herentals et est pleinement opérationnel depuis le 9 janvier 2017. 9 924 m² de construction neuve, conçus par CONIX RDBM Architects et réalisés par l’entrepreneur MBG. 870 élèves s’y rendent chaque jour pour suivre des cours en agro- s biotechnologies, sciences, études classiques, soins capillaires, mécanique-électricité, etc. Ils le font tous sur un même campus. Ils choisissent leur propre parcours, mais découvrent les autres formations.

Toutes les salles de cours spécialisées sont visibles depuis la cour de récréation et, à l’intérieur du bâtiment, l’école et les architectes ont également opté pour de nombreuses baies vitrées. Ainsi, les élèves qui traversent le bâtiment peuvent voir ce qui s’y passe. « Pour susciter, inconsciemment ou non, l’intérêt pour des domaines que l’élève n’a peut-être pas encore cernés pour lui-même à ce moment-là : est-ce que cela m’intéresse ? », explique Marc Peeters, directeur financier et logistique de kOsh.

« En fait, tout le monde peut jeter un œil partout. »

Marc Peeters – kOsh

Une petite place de village conviviale

Et pourtant, le campus offre en même temps un grand sentiment de sécurité. La cour de récréation donne l’impression d’être une petite place de village conviviale où tout le monde se connaît, peu importe ce qu’ils font. Cela tient notamment à l’agencement des cours de récréation.

Les passerelles reliant les deux volumes créent d’une part des aires de jeux couvertes et d’autre part un espace supplémentaire à l’étage. On y trouve ainsi à la fois un coin salon douillet sous les escaliers et une aire de jeux supplémentaire sur le toit, équipée de tables de ping-pong.

Une grande attention a également été accordée au programme sportif. « Au lieu de simplement aménager un petit terrain de basket ennuyeux, nous avons opté pour un langage formel plus ludique, en faisant se fondre le terrain de course et le terrain de basket l’un dans l’autre », explique Nathalie Van de Walle de CONIX RDBM Architects.

« Le campus délimite l’espace extérieur anodin qui l’entoure, créant ainsi un tout nouvel environnement de vie sur mesure pour les élèves. Cela se traduit par une palette de couleurs très fraîches, associée à la teinte très naturelle de la brique. On ne se rend pas vraiment compte qu’il s’agit d’une si grande école. »

Frederik Jacobs – CONIX RDBM Architects

L’enseignement de demain…

Pour rompre la monotonie des longs couloirs, les architectes ont ici et là aménagé des espaces ouverts. Des places d’apprentissage ouvertes y ont vu le jour, où les enseignants peuvent organiser leurs cours différemment. Cette initiative est très bien accueillie par les élèves. Le centre d’apprentissage ouvert et une salle polyvalente à l’allure futuriste, dotée d’une scène et d’un gradin, créent également de nouvelles possibilités.

… dans un environnement d’apprentissage de demain

Le Campus Ieperstraat est une véritable « École de demain », une école construite selon les dernières technologies dans tous les domaines.

  • Stockage de chaleur et de froid (WKO)
    De l’eau est stockée dans un puits froid et un puits chaud souterrains. L’eau qui se réchauffe en été sous l’effet de l’environnement est stockée dans le puits chaud. De l’autre côté du terrain de l’école se trouve un puits froid. L’eau fraîche peut refroidir le bâtiment de manière limitée pendant les périodes plus chaudes. Elle peut également être réchauffée par l’environnement ou via la pompe à chaleur , puis servir à chauffer le bâtiment en hiver. Et ainsi, ce cycle se répète sans cesse.
  • Systèmes de ventilation avec détection de présence et de CO2
    La ventilation et le chauffage ne se mettent en marche que lorsque des personnes se trouvent dans le bâtiment. Cela permet d’éviter toute consommation d’énergie inutile. L’éclairage est commandé automatiquement en fonction de la luminosité. Et les stores s’abaissent automatiquement pendant les périodes ensoleillées. De cette manière, l’éclairage n’est pas inutilisé et il reste agréable de suivre les cours même en cas de fort ensoleillement.
  • Moquette synthétique
    Dans plusieurs salles de classe, le revêtement de sol est constitué de moquette synthétique. Les très fines fibres synthétiques retiennent la poussière et ont un effet antiallergique. On ressent la chaleur dégagée par le revêtement de sol. Et la moquette atténue les bruits parasites, ce qui rend les élèves beaucoup plus calmes.

« En réalité, ce bâtiment intègre de nombreuses techniques plus courantes dans les solutions de bureaux, où l’on réfléchit depuis bien plus longtemps à la durabilité de l’utilisation et de la construction. Dans les écoles, cela n’avait jamais été possible auparavant. Aujourd’hui, grâce au vaste programme d’investissement en cours, de nouvelles techniques peuvent enfin être mises en œuvre. »

Joris Wouters – MBG

Grâce à toutes ces interventions architecturales et techniques, ce grand campus donne l’impression d’être une place de village conviviale. Ainsi, même lorsque les 870 élèves sont tous présents, tout le monde s’exclame : « Mais c’est tellement calme ici, comment est-ce possible ? ».

« Un élève qui se sent bien sur ce campus obtient automatiquement de meilleurs résultats. »

Marc Peeters – kOsh