29/03/2017
Le 22 mars 2017, DBFM Scholen van Morgen a invité toutes les parties prenantes du programme à un événement. Pour revenir ensemble sur les 125 réalisations, à ce jour, de ce partenariat public-privé dans la construction scolaire. Et pour échanger des expériences communes ou justement s’enrichir de nouvelles perspectives.
La devise ? « Demain commence aujourd’hui ». En effet, un sérieux rattrapage a déjà été effectué pour moderniser l’infrastructure scolaire d’« hier ». Cela se voit à travers un certain nombre d’images et de chiffres impressionnants :
Avec un total de 182 écoles et un investissement total de 1,5 milliard d’euros, « Scholen van Morgen » est considéré comme le plus grand projet de construction sociale d’Europe. Entre-temps, 125 nouvelles écoles ont été livrées en un peu plus de trois ans. Presque toutes dans le respect des délais et du budget convenus. « Je ne connais aucun autre programme de construction capable de présenter de tels chiffres », déclare Daniël Geerts, directeur général de DBFM Scholen van Morgen nv.
Avant que le programme ne puisse afficher de tels résultats, sa préparation a toutefois pris quatre ans. C’est long. Mais entre-temps, il a été prouvé que ce partenariat public-privé fonctionne. « Une collaboration dans un environnement structuré a peut-être été la clé de notre succès », résume Daniël Geerts.
L’un des atouts du maître d’ouvrage délégué AG Real Estate est que nous pouvons déjà mettre en œuvre les « leçons apprises » au sein même du programme. Nous travaillons selon le principe d’une organisation auto-apprenante.
Philippe Monserez, directeur du programme « Écoles de demain » chez AG Real Estate
Le rôle d’une école dans le programme « Écoles de demain » est quelque peu limité. L’école communique ses exigences et ses souhaits et sera également l’utilisateur final de l’infrastructure, mais c’est le maître d’ouvrage délégué AG Real Estate qui prend en charge l’accompagnement complet du projet. Et ce, à toutes les étapes du processus DBFM : conception, financement, construction et 30 ans d’entretien. C’est en même temps l’un des principaux avantages de cette méthode de travail : la direction de l’école est « déchargée » et peut se concentrer sur ses missions pédagogiques essentielles.
En fait, nous avions un contact très personnel avec l’équipe de construction. La cabane de chantier se trouvait sur notre domaine, nous nous voyions donc régulièrement, même en dehors des réunions de chantier.
Annemie De Bie, directrice de De Zandloper Zomergem
Il existe en outre de nombreuses normes (spécifications de performance) auxquelles un bâtiment scolaire doit se conformer. Notamment en matière de lumière, d’aération et d’acoustique. Ces normes exigent une grande expertise, mais elles sont aussi les principales raisons pour lesquelles les nouvelles Écoles de demain sont si agréables pour les élèves et les enseignants.
L’entretien par le propriétaire est également une caractéristique du programme « Écoles de demain ». Celui-ci est suivi et assuré pendant 30 ans par le maître d’ouvrage délégué et l’entreprise d’entretien. Au cours de cette période, l’école transmet ses demandes d’entretien via un outil en ligne. Derrière ce système se cache un dispositif avec des délais de réponse fixés contractuellement, de sorte que les problèmes doivent être résolus rapidement, sans contestation possible.
Le grand avantage, c’est que nous n’avons en fait que très peu de soucis. Tout est, disons, pris en charge par des spécialistes.
Luc Louage, direction du VTI de Roulers
Les ministres de l’Éducation Frank Vandenbroucke (législature 2004-2009), Pascal Smet (2009-2014) et Hilde Crevits (2014-aujourd’hui) ont successivement soutenu le programme « Écoles de demain ». Tous étaient convaincus de la nécessité d’un tel rattrapage. Au cours des différentes phases d’ , chacun d’entre eux a apporté sa propre contribution. Et aujourd’hui, ils sont tous fiers des résultats obtenus jusqu’à présent.
Je suis en fait un peu surpris qu’on ait réussi à respecter tous ces délais et à réaliser simultanément un si grand nombre de nouveaux bâtiments scolaires.
Jean Eliaerts, administrateur général d’AGIOn
BNP Paribas Fortis et AG Real Estate, filiale d’AG Insurance, pilotent le programme du côté privé. Réinvestir l’argent de l’économie réelle dans l’économie réelle, qui plus est dans un projet d’une telle valeur sociale, suscite l’enthousiasme et la fierté des partenaires privés. Dans le communiqué de presse, Hans De Cuyper et Filip Dierckx qualifient le programme d’opération gagnant-gagnant.
Pour les partenaires opérationnels également, et en particulier les architectes et les entrepreneurs, la méthode de travail au sein de Scholen van Morgen était différente de celle pratiquée ailleurs. Au cours de la phase de conception, une grande attention est accordée à la documentation et aux normes. Cela implique une charge administrative pour les équipes de base, dès les premières étapes. Mais grâce à cette méthode de travail, ces normes sont désormais bien ancrées chez les architectes et leur savoir-faire en matière de construction scolaire s’est considérablement accru, témoignent les architectes.
Nous devons encourager les règles qui fonctionnent. Mais nous devons mettre un frein à la réglementation excessive. Je pense que nous devons préserver le plaisir, y compris dans le processus de création d’une école.
Leo Van Broeck, architecte en chef de la Flandre
Dans le cadre de ce programme à grande échelle, chaque école est unique. Et c’est tant mieux. « Chaque contexte scolaire est tellement différent, tant en termes d’enseignement que d’environnement, qu’il est vraiment très important de toujours concevoir un bâtiment scolaire sur mesure », estime également Mieke Rens, de HASA architecten.
Toutes les parties concernées semblent s’accorder sur le fait que les connaissances acquises en matière de construction scolaire ne doivent pas se perdre. De plus, tant les cabinets d’architectes que les entrepreneurs sont très désireux de s’engager dans de nouveaux projets, à condition que les enseignements tirés soient pris en compte dans la composition du portefeuille et dans les procédures du programme.
« Écoles de demain » est une réussite qui concrétise de manière tangible le rattrapage en matière de construction scolaire.
Raf Suys, chef de cabinet de Hilde Crevits